L'Histoire par l'autre bout de la lorgnette

Nouveauté


Disponible en commande auprès de votre libraire, ou, pour les Parisiens, disponible à la librairie Publico, 145 rue Amelot, 11e, et à la librairie Quilombo, 23 rue Voltaire, 11e, et sur certains marchés du 13e, auprès de Thierry Depeyrot.

192 pages, 14 illustrations. Prix : 12€


Depuis la parution de ces deux textes, en 1876 et 1877, étonnamment, seul Les condamnés politiques en Nouvelle-Calédonie a été réédité (par la maison d’édition La brochure, en 2009). Les éditions Le bas du Pavé proposent de les (re)découvrir réunis en un seul volume. Plusieurs illustrations d’époque enrichissent cette nouvelle édition.
Après leur évasion réussie du bagne de la Nouvelle-Calédonie, et un périple qui les mènera de l’Australie à l’Angleterre, en passant par les Etats-Unis, Jourde et Grousset prennent la plume pour livrer deux puissants témoignages sur l’horreur du bagne, la violence et le sadisme de l’administration pénitentiaire, et les méfaits de la colonisation.

BON DE COMMANDE

Extrait

« Pour les uns — le bagne avec ses honteuses promiscuités, ses tortures physiques, ses douleurs morales plus terribles encore.
Pour d’autres — la déportation dans une enceinte fortifiée, sur une presqu’île aride, sans eau, sans ressources d’aucune sorte, avec un régime tout au plus suffisant pour ne pas mourir de faim, régime aggravé par les fureurs d’une chiourme mise au service d’une administration militaire tyrannique et cruelle.
Enfin, pour trois mille condamnés à la déportation simple, un régime en tout semblable à celui des déportés de la presqu’île Ducos, mais avec cette faible espérance de pouvoir, dans un temps plus ou moins rapproché, quitter l’enfer de l’île des Pins pour le purgatoire de Nouméa. »

Nouveauté

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Rééditon du reportage de Paul Kauffmann écrit en 1891.    112 pages et de nombreuses illustrations de l’auteur.     Prix : 10 €

En cette année 1891, Paul Kauffmann, grand reporter et artiste alsacien, séjourne sur les rives du bassin d’Arcachon. Curieux de connaître la vaste forêt qui s’étend au sud de la ville, il s’enfonce en son coeur et découvre tout un univers : celui des ouvriers résiniers et de leur famille. Il passe plusieurs semaines parmi eux, observant leurs coutumes, la rudesse du travail, la simplicité de leur mode d’existence. Il n’oublie pas, avec son remarquable talent, de dessiner la piñada et de réaliser des portraits de ses habitants.

Véritable travail de journaliste, ce texte illustré est un formidable témoignage sur un métier qui finira par disparaître de la forêt landaise... un siècle plus tard.

Extrait

« Il nous fallait parcourir dans la grande forêt des routes et des chemins à peine tracés au milieu des fougères, des genêts et des pins grimpant à pic les dunes formées d’un sable fin et mouvant [...], rencontrant mille surprises au milieu des paysages charmants formés par les lettes ou vallées, descendant, puis remontant encore à pic le flanc d’un escarpement sablonneux, au sommet duquel nous trouvions une échappée de vue rapide et enchanteresse sur le bassin d’Arcachon et l’océan. [...] Le nouveau, l’inconnu que je cherchais et que je désirais, je le vis paraître sous la forme d’un bonhomme mince, petit, d’un aspect plutôt malingre,[...] sa main était armée d’une sorte de hache recourbée. C’était un résinier... »

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Liste des points de vente

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Librairie des Marquises, Arcachon Maison de la Presse, La Teste     Tabac de l'Eden, Gujan-Mestras   Vival, Gujan-Mestras                   Tabac-Presse JPN, Audenge                   Librairie l'Oasis, Petit Piquey,                 Lège-Cap-Ferret                                     Maison de la Presse, Arès                   La librairie Générale, Arcachon     FNAC, Biganos                             Maison de la Presse, Cap Ferret




 Le bas du pavé

Au Moyen Âge, l’expression « tenir le haut du pavé » résumait à elle seule le degré des inégalités sociales.

Les rues des villes qui étaient pavées, et dépourvues de trottoir, avaient une forme concave, afin qu’en leur milieu les eaux usées et les ordures puissent s’écouler. Il était donc préférable de marcher en leur partie haute, près des habitations. Mais, lorsqu’une femme ou un homme du peuple croisaient un noble, un membre de la « haute société », ils laissaient le passage propre et sec, le haut du pavé, au « grand homme » et marchaient dans l’égout à ciel ouvert. Ainsi en allait-il des convenances.                      

Et depuis, c’est toujours de ce fameux « haut du pavé »que l’Histoire a été racontée et écrite.            

Les éditions Le bas du pavé proposent un autre point de vue, celui des caniveaux, de la fange et des eaux sales d’où montent les légitimes colères, pour raconter l’Histoire, et surtout les histoires des « gens de peu », des humbles, des anonymes. S’inspirant de la citation d’Howard Zinn : « Tant que les lapins n’auront pas d’historiens, l’Histoire sera racontée par les chasseurs », les éditions Le bas du pavé invite les « lapines » et les « lapins » à prendre la plume pour narrer l’Histoire, d’ici et d’ailleurs, des paysans, des ouvriers, des exploités, des va-nu-pieds, des exilés, des croquants, des déclassés, des résistants, des utopistes, plutôt que celle des têtes couronnées, des princes et des comtesse. Ceux-ci ont leurs historiens, leurs thuriféraires.

Le bas du pavé édite des auteurs contemporains, dont les textes s’adressent aux enfants et aux adultes à têtes chenues, chauves ou ébouriffées, et réédite également des textes anciens qui témoignent de l’Histoire et des luttes sociales, afin d’entretenir la mémoire… celle des femmes et des hommes auxquels était réservé le bas du pavé. 

A travers sa collection « Hors sentiers », Le bas du pavé réédite également des textes anciens en lien avec l'Histoire locale, toujours indispensables pour comprendre le présent et l'évolution d'une ville, d'une région.